Le double-noeud Mariën

"L'humanité affronte une guerre qui ne dit pas son nom: le terrorisme de ceux qui sont prêts à briser les doux et les humbles pour satisfaire leur soif de pouvoir, et cela en l'absence d'outil à même de les confondre. Le double-noeud mariën est un pas en avant pour pallier à ce manque."

Par delà les explications scientifiques que vous trouverez dans la triologie 1. A corps et à coeur; 2. La quatrième dimension; 3. La beauté sauvera le monde; par delà aussi les informations que vous pourrez lire ci-dessous, la façon la plus claire, la plus explicte, pour comprendre ce double-noeud est de lire ma pièce de théâtre "L'énigme du terrain vague" (que vous trouverez dans le menu ci-contre à "Théâtre 4".)

Le double-noeud, comme son nom l'indique est un noeud. Il a été imaginé pour aider les personnes à sortir des impasses dans lesquelles elles sont enlisées, parfois à cause d'un diagnostic qui les emprisonne, parfois à cause des aléas de leur vie. Il était donc important, pour le rendre compatible avec certaines approches psy ayant des décennies de recul, de faire l'effort de retrouver les grandes directions de ces pathologies dans certains nouages du noeud. Ces pathologies se retrouvent sur le deuxième cordage. Toutefois l'intérêt du noeud n'est pas de le serrer pour emprisonner la personne dans un diagnostic stérile, mais tout au contraire de laisser coulisser le fil, avec le talent d'une dentellière, pour que la personne puisse prendre appui sur un nouage plus salutaire pour elle.

Le fil ne coulisse pas n'importe comment et c'est tout un art de manier le noeud avec délicatesse. En même temps, les personnes qui ont du respect pour les autres, qui ont une âme assez délicate pour respecter ce qu'il y a de précieux et fragile en elle, l'utilise probablement parfois sans s'en rendre compte. Le drame, c'est lorsque vous vous trouvez sur la route, ou pire entre les mains, d'une personne qui s'acharne à laminer votre beauté intérieure et les liens précieux de votre vie en recourant à des propos psychologiquements déstructurants, car non en phase avec la réalité. Il n'y a rien de plus destructeur que les feed-back erronés, surtout lorsqu'ils sont intentionnellement dirigés contre votre intégrité psychique et affective. Il m'est arrivé de rencontrer une personne d'une cruauté invraisemblable, déguisée en personne au-dessus de tout soupçon. Bien que cela relève du passé, j'en reste très choquée. Cette personne utilisait une façon de communiquer digne de la torture mentale jusqu'à faire disjoncter l'autre, en inversant le bien et le mal, en inversant la bienveillance et la cruauté, en la menaçant de l'envoyer en Iran pour voir si elle ne dirait pas qu'on ne lui a rien fait, cela et autres menaces touchant au sacré pour lui faire regretter d'avoir osé tenter de se soustraire à une emprise féodalisante, la menaçant aussi de lui attribuer des propos dévastateurs à l'encontre et auprès d'une personne hautement appréciée... Cela a dégénéré à tel point que la douceur légendaire de cette personne a fini par céder, et que sa propension à toujours trouver des excuses à ceux qui lui faisait du mal a cédé la place à une détresse d'une violence inconnue, sans doute à l'image de celle qui est recherchée dans les lavages des cerveau, dans les incitations à la haine, dans les préparations au combat,... Comment faire pour sortir d'un virage aussi toxique? Lorsque la victime craque, il est tellement facile pour l'agresseur de la culpabiliser pour ses réparties hostiles de légitime défense.

Le troisième cordage du noeud, celui de la relation à l'autre, a été pensé pour les bienfaits que pouvait apporter l'écoute, la patience, le respect, le partage, la bienveillance, la justice, la joie... Mais quid quand la personne est traumatisée par des actes barbares, soit physiques, soit psychologiques et que sa relation à l'autre est devenue psychopathologique et traumatisante? Peut-être faut-il être capable d'utiliser le double-noeud soi-même à défaut d'être entre les mains d'une personne non pas qui prétend être bienveillante, comme le prétendra toute personne manipulatrice, mais d'une personne qui l'est réellement. Quand quelqu'un a brisé votre noeud, vos bases sont en piteux états. Quand c'était intentionnel, la confiance est-elle encore possible? La destruction massive que j'ai rencontrée, dirigée contre ce qu'il y avait de vrai et beau chez la victime, y compris contre les liens précieux de sa vie, ne relève certes pas du tout d'une psychopathe en col blanc, tel qu'évoqué dans le titre. Il s'agissait sans doute, mais il faudrait du recul pour l'affirmer, du comportement prédateur de quelqu'un à double-visage, qui éprouve du plaisir à faire souffrir, mais qui en même temps sait ce qu'elle fait et vire sans cesse de bord, en disant qu'elle niera tout si la victime parle, etc. sûre du soutien de son réseau social privilégié.

Le psychopathe en col blanc dont il est question dans le titre est plutôt le parfait caméléon en société. Il ne s'agira donc pas d'une personne qui a appris à être poliment sociable, encore moins d'une personne qui a du mal à évoluer en société (sans pour autant être asociale, mais juste par réserve ou timidité). Il s'agira plutôt d'un individu qui baigne comme un poisson dans l'eau dès qu'il s'agit de briller, ou de conquérir la confiance par des artifices choisis, un individu dont l'empathie est utilisée dans son propre intérêt et non pas dans celui du bien de son interlocuteur. De ma courte expérience, je pense que cette forme d'empathie, qui vise à dire à l'autre ce qu'il veut entendre pour s'attirer ses bonnes grâces, est le vocable moderne de ce que jadis on aurait qualifié d'hypocrisie. Idem pour l'empathie cognitive "apprise" dont le caractère artificiel ne manque pas de heurter les vrais empathes et les personnes hypersensibles, bien que le psychopathe en col blanc soit probablement un vrai empathe mais qui utilise son empathie au détriment d'autrui.

Un autre cas de figure que j'ai rencontré, après avoir écrit ce livre, est celui du prédateur qui se prétend empathique parce qu'il a projeté sur sa victime ses propres désirs. C'est le typique prédateur qui dit à sa proie "je sais que tu en as envie". C'est aussi, dans le cas de torture mentale évoquée ci-dessus, le discours pervers qui dit "si tu as eu peur d'être agressée, c'est que tu en avais envie. Et c'est par bienveillance qu'il a voulu faire ça. Si tu ne comprens pas ça, c'est que tu n'as aucune empathie. Mais ça s'apprend tu sais. On peut t'apprendre."

On pourrait sans aucun doute multiplier les exemples à l'infini, mais l'intérêt du double-noeud, à défaut de pouvoir aider les psychopathes reconnus incurables par la psychiatrie actuelle, est d'au moins pouvoir aider les victimes. Des situations telles que décrites génèrent un stress post-traumatique indescriptible car il ne s'agit pas de traumatismes physiques. Mais je suis convaincue que même dans un traumatisme physique tel qu'un attentat par exemple, c'est la blessure psychique qui génère le stress post-traumatique, surtout lorsque la victime n'avait jamais ressenti la haine auparavant, ou pas avec cette intensité là, et qu'elle se sent détruite de l'éprouver. C'est tout le thème du livre "L'attentat" de Yasmina Khadra. 

Pour en revenir au fil de dentelle qui tisse notre double-noeud, il est très important que le fil puisse coulisser librement. Toute personne qui tente de vous emprisonner, de vous figer, de vous culpabiliser pour quelque chose qui relève de votre dignité humaine (le droit au respect, la liberté d'apprécier une personne, la liberté de vos déplacements,...) n'est pas une personne qui vous veut du bien, quoi qu'elle en dise. Certains auteurs ont dit que le psychopathe est celui qui connaît les mots sans connaître la musique. C'est hélas ce que risquent de fabriquer, sans l'avoir voulu, les formations tout public focalisées sur l'empathie apprise plutôt que sur l'expression de son propre ressenti: des psychopathes de plus en plus performants, qui accusent leur proie de ne pas être empathique avec eux, et qui renversent les valeurs à leur avantage exclusif.

J'aimerais trouver un moyen de défence contre cette toxicité mais j'ai bien peur qu'aujourd'hui, la beauté, la sincérité, la délicatesse soient devenues la cible de prédateurs habilement masqués. Si vous ne vous sentez pas bien avec une personne, si vous sentez qu'elle vous tire vers le bas, qu'elle sape les liens précieux de votre vie, il n'y a pas de honte ni à fuir si vous le pouvez, ni à combattre si vous y êtes contraint. Ne culpabilisez pas de fuir ou de combattre le mal qui vous détruit. Si vous avez la grâce de percevoir la beauté, c'est qu'elle résonne en vous. Prenez en soin pour qu'elle puisse survivre.

Le livre est diponible:

- à la librairie GRAFFITI à Waterloo    02/354.57.96 (chaussée de Bruxelles, 129)

                                                        http://www.librairiegraffiti.be/ 

- à la librairie du Tienne à Tilly          https://www.acrodacrolivres.com/ 

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Commentaires

09.02 | 18:13

Chère Christel, je n'oublierai jamais la plus belle "1ère communion" que j'ai eue, en 30 ans de caté, grâce à toi à N-D Immaculée. MERCI. Brigitte.

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16.01 | 10:24

Qu'il serait beau de transmettre un monde meilleur que celui que nous avons reçu. Pape Francois

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17.02 | 14:27

Bonjour. C'est un vieux souvenir dont je vais vous parler. J'ai numérisé la cassette du Petit Prince, la pièce que nous avons jouée il y a plus de 30 ans.

...
19.02 | 00:48

Bonsoir, j'aimerais savoir si votre invention est en vente ; auquel cas, elle m'intéresse. Pourriez-vous m'indiquer son montant et où l'acheter ?
Merci.

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