Dire pour survivre

Entre Ciel et Terre

« Ne sois pas triste trop longtemps

Mais autorise-toi à être triste parfois.

Maintenant que je vivrai dans ton cœur

J’aimerais m’y sentir bien.

J’aimerais partager tes joies

J’aimerais consoler tes chagrins.

Je serai juste invisible à tes yeux

Mais je serai toujours là,

Et partout où tu iras

Si tu le souhaites

Je pourrai veiller sur toi.

Ne sois pas triste trop longtemps,

J’aimerai t’entendre rire.

Je sais pourtant, n’en doute pas,

Que je te manquerai même si je serai là.

Tu rêveras de moi

Nos souvenirs te feront rire ou pleurer

Je te manquerai, je sais

Mais tout ce qui de moi n’était pas visible

Demeurera bien vivant.

Trouve-moi ! C’est un défi que je t’invite à relever !

Trouve-moi dans tout ce qui m’aurait fait rire

Trouve-moi dans tout ce que j’aurais aimé

Trouve moi, j’ai tant besoin de croire que tu me connais assez

Que pour pouvoir me retrouver par-delà l’invisible.

La mort est un passage que l’on dit sans retour

N’oublie pas l’arc-en-ciel au milieu des nuages

Le rayon de soleil à travers les branchages

N’oublie pas le grain de blé

Qui pour renaître doit mourir

Aime-moi assez pour me redécouvrir

Et nous ne serons jamais vraiment séparés. »

Christel Mariën

Belle Aquitaine

Belle Aquitaine, on m’a parlé de toi

Sans que jamais encore

Nos regards n’aient pu se croiser.

On m’a parlé de toi, et aussi de tes cheveux d’or

Que la brise maritime s’amuserait à faire danser.

On m’a parlé du vin qui coule à flot dans tes veines

Et qui malgré toi te précède dans les contrées lointaines.

Il paraît que tes bras tendus vers l’océan

Se rejoignent dans l’estuaire de la Garonne

Comme pour inviter l’étranger que nous sommes

À te rejoindre dans une valse à mille temps.

Il paraît que ton cœur bat la chamade

Et qu’il chante et danse ou invite à lire et dessiner.

Riche d’un passé qui remonte au temps des cavernes

Tu me séduis par ton attrait pour le futur.

Belle Aquitaine, on m’a parlé de toi

Sans que jamais encore, je n’aie pu te rencontrer.

Mais qu’à cela ne tienne, je t’enverrai des émissaires

Qui témoigneront de ton présent, de ton passé

Et qui t’aimeront j’en suis certaine

Pour les trésors que tu voudras leur dévoiler.

Belle Aquitaine, on m’a parlé de toi

Avec mystère, avec passion

Alors j’ai décidé de t’écrire

Pour tenter par ma plume de réussir à découvrir

Ce qui en toi éveille autant de fascination.

Christel Mariën

Ni le droit de me taire ni celui de parler

« Ni le droit de me taire, ni celui de parler

Ma voix s’étrangle jusque dans mon stylo

La vérité est trop dure, insoutenable peut-être

Personne ne comprendrait, de toute façon…

Personne mais peut-être toi, quand même,

On ne sait jamais.

N’est-ce pas là précisément la mission secrète du lecteur 

Celle qu’il remplit avec excellence ?

Et si d’autres me disent que cela n’est qu’illusion

Qu’écrire est un danger qui ne me sert de rien

Que mon rêve d’être comprise ne sera jamais qu’utopie

J’écrirai quand même pour l’exception que tu es peut-être

et pour que d’autres plus talentueux que moi, et plus blessés peut-être

croient en leur liberté de dire même ce qui ne se dit pas

ou si bas que le vent l’emporte dans son murmure.

Ni le droit de me taire, ni celui de parler

Vraiment comment pourrais-je faire ?

Les fictions ne sont plus lieux de sécurité

Tous les journalistes y guettent la part de vérité

Et si en cela le poète exulte

Il n’en demeure pas moins qu’il avait choisi de la sublimer

Non de l’exposer à tout vent et sans voile…

Ni le droit de me taire ni celui de parler

Pourtant j’écris, …

Comme pour trouver, par le chemin des mots,

la voie qui me reconduira vers moi-même. »

Christel Mariën

La violence

« La violence est une force avant d’être un message

La violence est un message avant d’être un obstacle

La violence est un obstacle avant d’être une clé

La violence est une clé avant d’être un défi

La violence est un défi avant d’être une cause perdue

La violence est une cause perdue avant que d’être entendue

La violence est à entendre avant d’être à condamner

La violence est à condamner avant d’être pardonnée

La violence est à pardonner avant d’être transmise

La violence est à transmettre en tant que force, en tant que message, en tant que clé

La violence est à entendre, à comprendre, … à pardonner parfois.

La violence est un défi, … mais la violence est une force

Une force incroyable … parfois de mort mais parfois aussi de vie

Violence des mots, violence des pensées

Violence actée, violence sublimée

Violence légitime, violence gratuite

Vengeance, provocation, acting out

Violence contre soi, violence contre autrui

Violence du silence, du déni, de l’oubli

Violence de l’indifférence, violence de la possessivité

Violence de l’abandon, violence du non-dit

Violence du mensonge

Violence du volte-face…

Violence en bourrasque

La violence est une énigme avant d’être un combat

Mais la violence est un combat.

En lutte avec elle, elle nous mine de l’intérieur

En phase avec elle, elle nous détruit

La violence est un message

Un message incompris

Dont la cause première n’est ni l’énigme ni le mystère

Qu’il sied de lui prêter

La vraie cause de la violence

Le vrai combat à mener

Pour en faire une force domptée

La vraie cause de la violence donc,

C’est le sentiment d’injustice ! »

                                               Christel Mariën

Libre de se taire ou bien de parler

Libre de se taire ou bien de parler

Avec pour corollaire le prix de ta liberté

Le silence te mine, te tue de l’intérieur

Si fort, que ton cri s’entend malgré toi

À travers tout ce que tu ne dis pas

Libre de te taire ou bien de parler

Mais si tu parles tu seras emprisonné

En prison ou à l’asile

Mais tu auras à payer cher

D’avoir crié la vérité

Si tu veux ta liberté

 Apprends  la force du silence

La ruse et la sublimation

Apprends que ta vie

Est un cadeau dont tu dois prendre soin

Et que du mal qu’on t’a fait

Tu n’es pas responsable.

Et si entre la vie et la vie

Il te fallait choisir

Puisse ton cœur devenir prière

Pour ne plus avoir à choisir

Mais simplement à accueillir

La volonté de Dieu.

Christel Mariën

Pour écrire une autre page

Pour écrire une autre page

J’ai rêvé de ton image

Et sans ciller, sans courage

J’ai pris un stylo et du papier

Puis j’ai croisé mon image

Dans le reflet du miroir

Et c’est là que j’ai tout renversé

Dis le moi, dis le toi, dis-nous vraiment la vraie vérité

Dis le moi, dis le toi, [dis-nous qui nous sommes

Quand la lumière sonne, quand la nuit frissonne

Dis-nous qui nous sommes pour l’éternité] (bis)

Christel Mariën

Poème inspiré par le livre de Philippe van Meerbeeck Les jeunes dans l'apocalypse

« Si d’hérésie, nous devions être accusé,

Nous plaiderions la folie, la folie d’aimer

D’aimer jusqu’à notre ennemi, l’aimer assez

Pour tenter de le comprendre sans le blesser

 

Nous avons lu leur histoire, et jusqu’au Coran

En quête du pourquoi on en est arrivé là

Puis, nous avons relu la nôtre, la peur au ventre

D’y lire une violence que nous n’approuverions pas

 

Un aviateur poète nous l’avait écrit

Eprouver la honte d’un crime qu’on n’a pas commis

C’est devenir un Homme dans toute sa grandeur

 

Et si demain devait être un jour de combat

Puisse-t-il être une lutte contre nos propres chaînes

Pour qu’éclate la joie d’avoir vaincu la haine »

 

                                                      Christel Mariën

                                                      (Paroles de Poète)

Je n'ai fait que semer au vent

Je n'ai fait que semer au vent des mots, des idées, des rêves un peu fou...

Je n'ai fait qu'écouter en silence la voix de mon âme, le souffle du vent

Je n'ai fait, en somme, qu'un bout de chemin

mais qu'il était beau de le faire avec vous

Je n'ai fredonné que de douces musiques

Je n'ai entonné que des projets sans fin

Je n'ai pas toujours, convaincu sans doute

mais était-ce vraiment le plus important?

Je n'ai parcouru que quelques collines

Aux carrefours des broussailles, des ombrages et des chemins

je me suis assise pour reprendre souffle

Comme une fleur qui sème au vent ses pétales

j'ai senti mon cœur s'envoler

puis j'ai repris ma route

pour vivre la joie d'être à tes côtés

Je n'ai fait que semer au vent des mots, des idées, des rêves un peu fou...

Christel Mariën

Ah les mots...

Ah, les mots !

Ne va point les chercher

Et laisse-les venir…

Parler en vers, je le sais

Te ferait grand plaisir…

Laisse les mots venir vers toi

Surtout, n’essaie pas de les dompter

Ils sont plus forts que toi

Ils pourraient te blesser.

Laisse-les traverser ton esprit

Ils ne te feront pas d’ennui

Et puis, laisse-les s’envoler

Le vent en fera peut-être

De petits grains de blé…

Christel Mariën

Si la vie n'était qu'un miracle

Si la vie n’était qu’une chanson

Dont le refrain serait toujours le même

Mais dont les multiples couplets

Nous conduiraient sans cesse

Vers de nouveaux horizons

 

                              Si la vie n’était qu’un poème

                              Dont les vers seraient peut-être

                              Des mètres dactyliques

                              Mais dont le chant et la musique

                              S’élèveraient toujours plus haut

 

Si la vie n’était qu’un rêve

Dont on ne sait plus très bien

Où commence l’imaginaire

Et où s’arrête la réalité

 

                              Si la vie n’était qu’un cadeau

                              Dont l’essence-même n’a pas de prix

                              Mais qui nous livre inlassablement

                              Le secret de l’amour infini

 

Si la vie n’était qu’un insondable mystère,

Si la vie n’était…

… et si la vie n’était qu’un miracle ?!

Christel Mariën

Toc Toc Toc

Tout à coup,

Alors que je ne m’y attendais pas

Mais alors pas du tout.

Qui frappe à ma porte ?

C’est mon imagination

M’appelant par mon nom

Pour me montrer les derniers vers

Qu’elle vient d’écrire

dans son jardin d’hiver.

 

Alors que redoublant d’éloquence

Elle déclamait avec véhémence,

J’entendis dans le lointain

Une cloche qui sonnait.

Cette cloche sonnait le glas

Le glas de mon trépas.

Cela vous surprend

Car je n’ai pas de cheveux blancs

Mais le mal qui me dévore

Est un mal qui appelle la mort.

Cela vous étonne

Car je me comporte en somme

Comme un malade qui fait croire que tout va bien

Dans l’unique espoir

De ne pas attrister les siens.

 

« Carpe Diem » disait un poète

Ce serait vraiment trop bête

De pleurer dans son coin

Faute de comprendre le latin

C’est pourquoi je vous le dis en français

Cueillez le jour, soyez heureux

Que l’on puisse lire votre joie

Dans votre vie et dans vos yeux !

Mais il est un commandement

Plus grand que celui-là :

Aimez-vous les uns les autres

Et faites chaque chose

Dans l’unique souci

D’entrer un jour

Au Paradis !

Christel Mariën

Abrakadabri

Abrakadabri, Abrakadabra

Pourquoi eux ? Pourquoi moi ?

 

Non, je n’ai pas perdu d’avance

Mais j’ai perdu à l’arrivée

Je m’suis battue, j’ai eu confiance

Mais eux, ils ont triché !

 

Mon combat était loyal

La loyauté fut mon combat

Mais le monde a mal tourné

L’axe de la terre a dû bouger.

 

Alors que dire ? Alors que faire ?

Non je n’ai pas perdu d’avance

Jusqu’au bout j’ai espéré

Je m’suis battue, j’ai eu confiance

Mais eux, ils ont triché !

Christel Mariën

Bel oiseau de mes rêves

Bel oiseau de mes rêves

Dont je rêve chaque jour

Tu nous ouvres toute barrière

Avec une clé d’amour

Tu t’envoles dans le ciel

Tu réveilles le soleil

Tu virevoltes à l’aurore

Délicatement sur ma fenêtre

Tu te poses sur le bord

Tu décris des spirales

Dans un ciel de corail

Tu es un oiseau de feu

Un oiseau qui rend heureux

Dans la vallée s’élève ton chant

Tu te déplaces à la vitesse du vent

Sur le rivage

Il t’arrive de rêver

Tu te souviens de bien des souvenirs

Certains te font pleurer

Certains te font sourire

Sur le rivage

Sil t’arrive de rêver

C’est normal

Puisque c’est comme cela que je t’ai créé !

Christel Mariën

Beau paysage de neige

Beau paysage de neige,

Quand je te regarde

Un immense bouleversement envahit tout mon être

Et je ne sais plus qui je suis

Ni qui je voudrais être.

Je me sens si petite

Si impuissante à la fois

Et mon cœur tressaille

D’un indicible émoi.

Les yeux embués de larmes

Je contemple ces millions de petits flocons

Qui, délicatement, se posent,

Me donnant l’impression,

En l’espace d’une seconde,

De vivre toute l’éternité.

Ô paysage de neige,

Que me sert-il encore de parler

Quand tout ce que je voudrais te dire

La seule personne à même de l’exprimer

C’est « silence » qu’elle veut se nommer.

Christel Mariën

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Commentaires

09.02 | 18:13

Chère Christel, je n'oublierai jamais la plus belle "1ère communion" que j'ai eue, en 30 ans de caté, grâce à toi à N-D Immaculée. MERCI. Brigitte.

...
16.01 | 10:24

Qu'il serait beau de transmettre un monde meilleur que celui que nous avons reçu. Pape Francois

...
17.02 | 14:27

Bonjour. C'est un vieux souvenir dont je vais vous parler. J'ai numérisé la cassette du Petit Prince, la pièce que nous avons jouée il y a plus de 30 ans.

...
19.02 | 00:48

Bonsoir, j'aimerais savoir si votre invention est en vente ; auquel cas, elle m'intéresse. Pourriez-vous m'indiquer son montant et où l'acheter ?
Merci.

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